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Etude du concept de drive pour les supermarchésAjouté le 22/12/2010 - Auteur : scousserLes distributeurs d'alimentaire sont désormais tous engagés dans le développement de sites e-commerce avec la ferme intention de s'imposer face à des pure players qui profitent de l'impact des premiers entrants.
La rentabilité du drive en question Plus surprenant encore, les distributeurs classiques ont foi en leur chance de remporter la mise sur ce secteur, pourtant éloigné de leur savoir-faire traditionnel. « Avec leur stratégie multicanal, les distributeurs sont plutôt confiants en leur capacité à saisir les opportunités de l'e-commerce, confirme Philippe Moati dans son étude. Environ un sur deux [47%, NDLR] estime que ce secteur, en 2020, sera dominé par les entreprises du commerce en magasins, contre un sur quatre qui envisage la domination des pure players. » « Le drive est une piste de croissance plus qu'intéressante pour nous, insiste ainsi Pierre Bouriez. Cependant, c'est vrai, nous avons longtemps hésité à nous lancer. » Le problème se trouve notamment dans cette cannibalisation, que tous reconnaissent comme « certaine ». S'il est difficile d'obtenir des éléments concrets, la barre des 30% serait a priori la règle minimale. Énorme ! « Chez Auchan, l'expérience a dix ans, mais nous avons mis six ou sept ans avant de décider à lui faire prendre un virage plus concret, à plus grande échelle », a reconnu Jean-Denis Deweine, directeur commercial d'Auchan, lors des Journées annuelles de l'IFM fin novembre. Des bases maintenant consolidées La question de la pérennité de ces drives n'est toujours pas tranchée. Le modèle s'est installé avec, comme principe, des prix identiques à ceux de l'hyper. Or, puisque les consommateurs ne descendent plus de voiture, cela signifie donc que quelqu'un, dans le magasin, rassemble à leur place les marchandises commandées sur internet. Un employé de l'enseigne, en l'occurrence, qu'il convient de payer. D'où cette équation compliquée, résumée par l'animateur des Journées annuelles de l'IFM : « Quelle rentabilité escompter d'une forme de vente qui offre le prix du libre-service tout en offrant le service du picking ? » Réponse embarrassée et pas forcément convaincante des représentants de Leclerc, d'Auchan, de Carrefour et de Cora présents. Toutefois, il faut leur concéder un sens aigu des affaires, en règle générale. S'ils se lancent, c'est qu'ils ont bon espoir de maîtriser ce problème. Là encore, la décennie qui vient de s'écouler pourrait s'avérer éclairante pour anticiper la suivante. Parmi les priorités passées, les distributeurs interrogés par le Crédoc pointent la recherche d'une plus grande différenciation (63%), l'optimisation du back-office (44%) et la maîtrise des coûts d'exploitation (38%). Des items que l'on ne retrouve plus - ou moins - pour les années qui viennent. L'explication ? Le travail est fait. Les mastodontes de la distribution, qui ont parfois grandi de manière un peu anarchique, sans se soucier, dans les belles années, d'une organisation vraiment efficace en amont, ont pris ce problème à bras-le-corps. D'une certaine façon, merci la crise, qui a le mérite d'avoir braqué les projecteurs sur tous ces « errements ». Pas un groupe, désormais, sans un plan d'économies drastiques, et/ou sans une réorganisation interne en cours. De quoi traverser quelques moments difficiles, comme c'est le cas en ce moment. Mais de quoi, peut-être, en retirer quelques avantages plus tard. Et ce même si la conjoncture économique, elle, ne s'annonce pas franchement optimiste. source : http://www.lsa-conso.fr/des-jalons-poses-pour-constr-uire-l-avenir,118049 Pour ajouter un commentaire, vous devez être membre de notre site !
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